Interstellar : le film révolutionnaire remplit-il ses promesses ?

Avant même sa sortie, Interstellar était annoncé comme un film visionnaire. Les attentes étaient hautes pour ce film qui devait initialement porter Nolan au sommet de son art. Ce dernier était d’ailleurs scruté à la loupe par ses fans comme ses détracteurs qui s’attendaient une fois de plus à une œuvre incompréhensive pour le spectateur lambda. Le réalisateur n’a pas failli à sa réputation présentant un nouveau film plus controversé que jamais. Le résultat n’est pas au goût de tous, mais a su séduire la critique.

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Une fiction plus réaliste que jamais

L’histoire d’Interstellar nous met face à un dilemme qui est plus que jamais d’actualité : la terre subit les conséquences de sa surexploitation, et la NASA découvre une planète où les humains pourraient s’installer. Dans le rôle principal, le spectateur retrouve un Matthew McConaughey qui se glisse dans la peau d’un père de famille ayant travaillé pour le centre d’Administration National. L’intrigue tourne autour de la mission de cet ancien pilote qui est convoqué pour mener à bien le voyage vers la nouvelle planète.

Dans la trompe d’un Gravity, Insterstellar met en scène des personnages propulsés vers hors de la galaxie et devant faire face à ce que cela implique. Mais contrairement au film de Sandra Bullock, la réalisation de Christopher Nolan s’arme d’un bon scénario et d’une réelle finalité.

Un film captivant, mais incohérent

La qualité du scénario d’Interstellar ne le prive pas de quelques incohérences qui ne passent pas inaperçues. Cela est surtout flagrant vers la fin où le scénario semble faire dans l’exagération. Les distorsions ainsi que les incessants rappels de la vie sur terre perdent facilement le spectateur dans une histoire où plus rien ne semblera avoir de logique pour ceux qui n’arriveraient pas à suivre. Sur ce point, Interstellar est un peu un bordel indescriptible où les performances des acteurs restent les seuls éléments auxquels se raccrocher.

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On retiendra d’ailleurs le jeu de McConaughey qui est sans aucun doute un de ses meilleurs, mais qui n’égale pas encore sa prestation dans le culte Dallas Buyers Club. L’approche de Nolan confirme son non-conformisme, donnant une œuvre qui captive malgré des mises en scène parfois incompréhensibles. Salué par la critique, Interstellar se reconnait par le style par lequel il présente les angoisses liées à l’inconnue, ainsi qu’à l’incertitude de l’avenir.

Un sentimentalisme bien présent

Nolan est connu pour jouer avec les sentiments des spectateurs. Encore une fois, l’histoire d’interstellar ne nous prive pas de cette dose d’émotions que nous étions en droit d’attendre. Pas question de faire dans la demi-mesure, car le réalisateur nous laisse entrevoir l’importance de l’amour face à la science. Bien que certaines scènes puissent ainsi paraitre surfaites, elles apportent de la valeur au script et ajoutent de la profondeur aux personnages. On retrouve aussi de petites références qui laissent penser que le cinéaste fait des pieds de nez à ses détracteurs. Souvent loin de l’humour, mais assez prononcées pour être perçues et comprises par les adeptes de ses films.